Jean-François Gerlier, premier groupe

Il esst 4 h 30, des trombes d’eau s’abattent sur Roquebrune. Heureusement, à 5 h 30, lorsque nous nous levons, il ne pleut plus. Nous partons sur une route trempée en direction de La Ciotat où nous faisons la pause déjeuner. Après une belle bosse en guise de digestif, direction Cassis. Le GPS nous facilitera la traversée d’Aubagne puis cap sur Martigues où nous prenons une bière. Nous terminons notre première journée un peu avant Salon de Provence au terme de 236 km et 2350 m de dénivelé.
Une courte nuit et nous repartons avec un fort vent de face pendant environ 20 km. Nous atteignons Grambois vers 10 h après 68 km et 500 m de dénivelé. Nous retrouvons les autres membres du VCA avec lesquels nous échangeons nos impressions mais également le verre de l’amitié. Chaque groupe repartira de son côté pour rejoindre les voitures.

Bruno Litwin, second groupe

Samedi 7 avril: Ce sont 2 équipes de 5 cyclos (dont 3 féminines) qui s’élancent de Bourg de péage où nous avons dormi vendredi soir. Départ à 7h40 direction Apt. Circulation habituelle des WE pascals: beaucoup de motos, de camping-cars et de voitures avec des vélos! Arrêt ravito et contrôle à La Bégude de Mazenc, puis attaque du col d’Aleyrac, où Henri crève. Réparation rapide mais inutile, le pneu éclate. Henri décide donc d’appeler Colette qui revient le chercher. Pour les autres, la route continue sous un temps agréable mais sans plus. Mais nous sommes en Provence, parmi les champs de lavande et les arbres fruitiers en fleurs. Ce n’est qu’à la sortie de Vacqueyras, que nous reverrons Henri sur le bord de la route, une roue réparée à la main. Il finira la trace le lendemain matin avec nous. Cette partie de parcours n’est pas agréable avec de la circulation, un mauvais revêtement, et peu de choses à voir. Nous atteindrons Apt après 135km et 1200 mètres de dénivelé.
Dimanche de Pâques: Départ à 7h30 pour 48km qui doivent nous mener à Grambois, terme de notre trace en passant par le col de Montfuron. Le vent est plutôt favorable, ce qui n’est pas une bonne nouvelle en prévision du retour! Arrivée à Grambois à 10h10, dans l’ambiance habituelle de Pâques en Provence, sous un ciel bleu, mais très venté, et une température fraiche. Après la validation de notre trace, nous retrouvons l’équipe de Jean-François Gerlier qui nous dit que le vin est bon, nous sommes donc obligés d’y gouter! Le départ pour le retour se fera à 11h30, nous savons que ce ne sera pas agréable de rouler contre le mistral. Nous atteignons Carpentras où nous ferons étape avec une petite moyenne! Nous avons fait 84 km contre le vent avec 1320 mètres de dénivelé, la nuit va être bonne
Lundi 9 avril: Un petit coup d’oeil à la fenêtre: beau temps, apparemment plus de mistral. Départ à 8h10 pour le retour via Valréas, Grignan, La Bégude de Mazenc (où nous faisons à nouveau un arrêt casse-croute), Crest et Bourg de Péage! Nous arriverons aux voitures vers 17h30.
Merci à mes compagnons de routes de m’avoir accompagné, et attendu. Au total, nous avons donc fait 453km et 4570 mètres de dénivelé dont 234km et 2288 mètres de dénivelé pour la Trace proprement dite.

En ce début d’année, Pierrot et Claudette nous invitent à participer à une trace VELOCIO qui doit nous conduire début avril à GRAMBOIS.
Après quelques sorties musclées, merci Christian pour ces nouveaux parcours vallonnés, nous arrivons la veille du week-end de Pâques à Pernes-les-Fontaines, chez Pierrot et Claudette.

Mais au juste, c’est qui VELOCIO et la trace du même nom ?
VELOCIO, né Paul de VIVIE, a vu le jour à Pernes-les-Fontaines en 1853. Il se passionne très jeune pour la vélocipédie et, malgré sa lourde machine, les sorties sur de longues distances ne lui font pas peur, (voir musée du cycle à Pernes, sous la Mairie). C’est le cyclotourisme avant l’heure. Habitant Saint-Etienne, le printemps venu, avec ses amis qui le surnomment VELOCIO, ils descendent à vélo, en Provence à la recherche des premiers rayons de soleil.
A sa mort, la Fédé de l’époque, crée le label Pâques en Provence, quatre-vingts ans plus tard huit abeilles, vont modestement perpétuer cette transhumance Pascale.
A la différence d’une flèche pour laquelle on doit pédaler 24 heures pour un parcours de 360 km minimum, la trace impose l’arrêt du cyclo à la tombée de la nuit, et de reprendre la route le lendemain, parcours minimum 205 km.
Le samedi, il est prévu de faire le tour du Mont Ventoux, puis le dimanche départ de Pernes pour rejoindre GRAMBOIS, lieu de la concentration.
Le vendredi soir, Gérard, Maxime, Thierry, Jean-Pierre, Roger, Mimi, Jocelyne et moi-même sommes les hôtes de Claudette et Pierrot. Beaumes-de-Venise pour arroser ces retrouvailles, puis sucres lents au menu, afin d’éviter les coups de pompes du lendemain.

Samedi 7 Avril (Tour du Ventoux)
Samedi 7h30, après un solide petit déjeuner copieux, nous quittons le chemin de la LANDRA. Nous nous élançons sur les petites routes du VAUCLUSE, chères à Pierrot. Six vélos, un tandem, huit abeilles qui malgré l’heure matinale, avancent prudemment sur ces routes étroites qui ne cessent de tournoyer à travers champs et vergers.
BEDARRIDES, premier contrôle de notre trace, arrêt bref, le vent est absent, mais nous redoutons le réveil du mistral.
Au loin nous apercevons les Dentelles de Montmirail, la route s’élève peu à peu à travers les vignobles de VAQUEYRAS et GIGONDAS, mais pas le temps aujourd’hui d’une dégustation. Nous laissons sur notre droite SEGURET, village pittoresque à l’ambiance typiquement provençale, bâti au pied d’une colline.
Halte à Vaison-la-Romaine, ancienne ville gallo-romaine, et son célèbre pont qui résista aux fureurs de l’Ouvèze. Contrôle à l’office du tourisme, puis récupération autour d’un café et d’un encas, il nous reste un col et 20 km avant le déjeuner.
Sur cette trace nous n’empruntons pas le circuit traditionnel du tour du Ventoux, bien connu des Abeilles. Pierrot innove, et après avoir longé l’Ouvèze, à Mollans, la route s’élève vers le premier col de la journée. C’est aussi la première grosse difficulté de l’année et malgré les sorties en vallée de Chevreuse, rapidement le souffle et les jambes me font défaut, je mouline jusqu’au col.
Au-dessus de nous, la masse du Mont Ventoux, en contre-bas le Toulourenc, torrent au débit souffreteux affluent de l’Ouvèze.
Enfin la descente, agréables slaloms sur de larges lacets, et dans quelques instants nous allons retrouver Claudette et Maxime pour un déjeuner réparateur. Tables et chaises pliantes nous attendent pour les agapes, mais attention l’heure n’est pas à la sieste, malgré les tentatives de Jean-Pierre, il faut repartir.
Direction Sault, Thierry nous quitte momentanément pour le pointage de Montbrun-les-Bains. La seconde difficulté de la journée se profile, elle doit nous mener à la ferme Saint-Hubert, point culminant de notre randonnée, 835 mètres.
Sault, troisième contrôle, 100 km au compteur, il en reste 45, Jocelyne, Jean-Pierre et moi-même, succombons aux tentations de la boulangerie, de belles parts de flans aux pruneaux ne seraient nous faire du mal. Au campanile, sonne 15 heures, il est temps de repartir.
Pas de gorges de la NESQUE cette année, la route s’étire entre garrigues et plants de lavandes ; pour profiter de leurs fleurs mauves et odorantes, il faudra repasser !
Au point de vue, nous retrouvons le groupe contemplant les méandres de la NESQUE. Enfin la ferme Saint-Hubert, promesse d’une longue descente sur METHAMIS, nous traversons Venasque, Saint-Didier. A 17 heures, la première partie de la trace se termine, 1500m de dénivelé et 146 km au compteur.
Tandis que les cyclos se douchent, Claudette mise à contribution depuis le début de ce week-end s’active au fourneau, Pierrot de son côté se charge du barbecue.
Les efforts de la journée nous ayant ouvert l’appétit, les convives vont faire honneur à la cuisinière.
A 22 heures, tout ce beau monde est au lit, demain reprise des festivités, départ 6h30, car nous devons pointer nos cartons à GRAMBOIS avant 11h00. 28

Dimanche 8 Avril (PERNES – GRAMBOIS)
Au cours de la nuit, le mistral s’est levé, le souffle du vent accompagné de forts grondements secoue le camping-car. La nuit sera courte, 5h45 le réveil sonne, il fait encore nuit et après une toilette de chat, nous déjeunons.
6h30, direction GRAMBOIS, le lieu de la concentration. Premiers coups de pédale, les jambes tournent bien, un virage à droite, direction l’Isle-sur-la-Sorgue, puis soudain, une rafale plus forte déséquilibre le vélo, il faut s’agripper au guidon.
Pierrot, Gérard et Thierry, donnent le tempo, 24, 28, 30, le compteur s’emballe et ça va filer ainsi jusqu’au pied du LUBERON.
Cette fois ci la côte de VIDAUQUE nous est épargnée. La montée sur BONNIEUX est beaucoup moins raide, et avec l’aide du vent, nettement plus agréable.
Un dernier effort et nous voici à BONNIEUX, avant dernier pointage dans un bar, c’est l’occasion de se réchauffer avec un bon café, car c’est bien connu, le mistral n’apporte pas la chaleur.
Passé BONNIEUX, la route s’élève encore un peu, puis c’est la longue descente sur la combe de LOURMARIN. D’un lacet à l’autre le vent nous pousse ou nous refoule, ce n’est pas le moment de lâcher le guidon.
A LOURMARIN, Claudette et Maxime nous rejoignent. Avant CUCURON, le groupe se scinde en deux, car depuis quelques kilomètres nous avons le vent défavorable. On se perd dans le village, nous rencontrons des cyclos de l’ACP, ils n’ont pas vus d’ABEILLES.
Nous continuons notre chemin et retrouvons Gérard et THIERRY, auxquels nous remettons nos cartons, il faut les enregistrer avant 11h00. Ils repartent avec, et je n’ai pas l’intention de les suivre, il reste 15 km et nous sommes dans les temps.

10h45, GRAMBOIS apparaît, bâti sur un promontoire, ce sera notre dernière bosse. Le petit village grouille de cyclos, et il faut se faufiler avec le vélo pour rejoindre la place du village. L’essaim se reforme, nous pointons aux stands de l’ACP et de la FEDE (Challenge de France).
Il est temps de récupérer autour d’une bonne bière, et tenter de visiter GRAMBOIS, ce qui n’est pas une sinécure vue la foule.

Nous retrouvons les voitures déposées deux jours auparavant, chargement des vélos et contrôle de la fixation de la galerie, car le mistral ne relâche pas son effort.
Au retour, arrêt à CUCURON, dans une auberge, l’heure de la détente est enfin venue. Apéritif et bonne chair pour fêter cette première trace VELOCIO.

A 17h00, nous retrouvons notre confortable gîte, je peux alors déboucher le champagne que j’avais amené avec moi pour fêter mon départ à la retraite. Madeleine BALLIGAND, la maman de Pierrot nous a rejoint et retrouve Roger HERY, qu’elle connut jeune homme voilà 50 ans, lorsque Roger titillait aux sprints l’ami Pierrot.

Le week-end se termine autour d’une bonne table, Claudette nous aura gâtés durant ces quatre jours. Demain lundi de Pâques, retour au bercail pour certain, car il faut reprendre le collier.

Jocelyne et moi quittons Pernes le mardi matin, dernier remerciement, ils vont pouvoir se reposer, Réglisse, le chien de la maison, nous fait la fête. Merci Pierrot et Claudette pour se super week-end, et à bientôt dans le NOOORD.

Plus de 2.660 m de dénivelé pour 10h15 de vélo effectif dans le Lubéron. Voilà nôtre programme pour les traces Pascales 2012 à GRAMBOIS.
Cette épreuve qui a eu lieu, du samedi 7 avril à 8 h au dimanche 8 avril 11h15, s’est déroulée d’une façon parfaite, conformément à nos prévisions. Nous retiendrons que la préparation, au cours du mois précédent, à raison d’une sortie par semaine (un total de 520 kms) a été bénéfique et nous a permis d’effectuer le parcours avec régularité malgré un important dénivelé.
Félicitations à Gisèle AURET, Rose BENOIT, Martine CHAMILLARD et Françoise BERC qui ont fait preuve de courage et de volonté sans jamais abdiquer.


Un accessit à notre ami Fernando SANCHEZ qui a montré une volonté hors du commun.
Je remercie les 14 cyclos et cyclotes, ainsi que Mme TISSERANT, nôtre accompagnatrice, d’avoir participé à cette concentration cycliste où a régné, tout au long du séjour, un excellent esprit de camaraderie.

Parti de Pertuis avec Jano, le jour tout juste levé sous un ciel menaçant, mais il ne pleut pas c’est déjà bien. Après avoir traversé la Durance, Peyrolles-en-Provence est encore éclairé ; à Jouques, nous prenons la D 11, une petite route tranquille : là je perds mon feu arrière, impossible de retrouver tous les morceaux. Nous passons le premier col de la journée, le col du Grand Sambuc, 597m, suivi quelques km plus loin du col de Portes, 637m, avec un passage à 15%. Nous croisons quelques cyclos dans cette forêt dégarnie, pour rejoindre Pourrières. Nous filons sur Trets, pour s’offrir le pas de la Couelle, à 500m d’altitude, puis le col d’Ornon à 363m, dans le Var. Nous n’avons pas le temps de nous refroidir qu’apparaît à l’horizon le col de l’Espigoulier, 722m. Descente sur Gémenos pour rejoindre le col de l’Ange avec ses 217m, par la N8 où la circulation est assez importante. Au camp du Castellet, nous quittons la N 8 pour pendre la D 26 beaucoup plus tranquille. À ce moment-là, les filles me téléphonent pour savoir où on en est et prévoir le pique-nique. Après avoir raccroché, je casse mon câble de dérailleur AR, ce qui m’oblige à rester sur le 12, et comme par hasard, il y a des bosses : je rappelle Monique pour qu’elle me trouve un mécano sur Le Beausset. Comme le hasard fait bien les choses, nous nous retrouvons chez un marchand de cycles super sympa : il est 11 h 45 ; le câble est cassé dans la tête de poignée, pas simple du tout, il me propose de le faire en début d’après-midi ; là, je lui explique ce que nous sommes en train de réaliser, il comprend de suite ; il va y passer plus d’une heure, avec moi qui lui tenait ma torche pour qu’il puisse retirer avec une pince à épiler le tout petit bout de câble cassé. Le magasin est très bien achalandé, il a une selle bleu-blanc-rouge qui me plairait bien. Une fois terminé, nous lui demandons si nous pouvons pique-niquer sur son parking … sans problème ; nous repartons vers13 h 30, lorsque je me rends compte que j’ai laissé ma torche dans l’atelier ; je demande aux filles de faire les magasins en attendant 14 h, pour qu’elles puissent la récupérer. Maintenant, nous allons enchaîner B.I.G. et cols ; col du Corps de Garde, 391m, puis un aller-retour pour se faire le mont Caume, 801m, avec un panorama sur la rade de Toulon, superbe. Suit le mont Faron qui n’est qu’à 507m ; du fort, le panorama n’est pas mal non plus. Redescente sur Toulon, puis direction La Valette et Solliès-Pont. Maintenant, le profil est facile, Roquebrussanne, D 64 pour être plus au calme. Nous avons de la chance car la météo est vraiment idéale pour pédaler vers St-Maximin. À La Ste-Baume, Jano est passé à l’attaque, moi je commence à en avoir plein les bottes, je serre les dents pour arriver à Grambois. Il est 21 h et nous venons de faire 283 km avec 4989 m de dénivelé. Tout est prêt, nous n’avons plus qu’à nous mettre les pieds sous la table (comme d’habitude). Bonne nuit réparatrice pour repartir de bon matin. 7 h, avec notre ami Michel qui veut prendre l’air avec nous, vers la Bastide des Jourdans, pour aller chercher le col de Montfuron, à 645m, puis direction Forcalquier, pour prendre le col de la Mort d’Imbert, 591m. Je ne me souvenais pas du puys de gaz, pas de pétrole, avec un paysage… Manosque, toujours belle à voir, puis retour par la D 6 très tranquille, pour rejoindre la Bastide, puis Grambois, lieu de la concentration pascale cette année. Tout cela nous fait, pour le samedi, 283 km avec 4989m de dénivelé, et le dimanche matin, 67 km avec 1168m de dénivelé, soit au total de 350 km avec 6157 m de dénivelé et 9 cols + 2 B.I.G. Pour un début de saison, nous avons fait le plus grand kilométrage, pour ces Traces Vélocio 2012. Après un bain de foule à la concentration, nous nous retrouvons tous les R.C.A. dans une ferme-auberge que Ghislaine Thébaud nous avait trouvée. Très belle journée arrosée par soleil éblouissant.

Lionel DELAHAIE
Randonneurs Cyclos de l’Anjou


Sommaire
Éditorial par Jean-Gualbert FABUREL page 4
Pâques en Provence par Philipe TERRAY page 5
BRM 200 et BRM 300 par André BECCAT page 11
BRM 400 par Jean-Pierre LE PORT page 15
PBP 2011 par Yves LANOE page 20
PBP 2011 par Yvan LUCHINI page 22
Ballade en solitaire (2/2) par Denis BOITELLE page 29
Le Grand Huit Bavarois 2011 par Sophie MATTER page 36

Le bulletin d’Octobre a été coupé en deux fichiers pour faciliter votre lecture.

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Sommaire
Éditorial par Thierry RIVET page 4
Pâques en Provence par Y PENDU – JG FABUREL – M HUGON page 5
Récit de Traces Vélocio par M DRIARD TERRIER page 9
Récit de Flèches Vélocio par Alain COLLONGUES page 11
Collongues la Rouge par Michèle HUGON page 15
Les roses du Limousin par Yvette PENDU page 18
Un premier 400 par Jean-Benoît LAGARDE page 20
Ballade en solitaire (1/2) par Denis BOITELLE page 23
Migration d’Avril par Sophie MATTER page 28

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Voeux (création Roger MARTIN) page 4
Éditorial par Pierre THEOBALD page 5
Randonner aux Etats-Unis (suite) par Sophie MATTER page 6
EuroDiag Brest – Inverness par Jean-Claude et Nicole CHABIRAND page 9

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Forte croissance !
Lorsque je titrais l’an dernier mon article par « Un peu de calme ( ?) après une année PBP», je me doutais que l’année suivante serait moins calme. Mais comment imaginer une croissance aussi forte entre 2008 et 2009 ?
Certes, l’année post Paris-Brest-Paris est toujours basse mais nous enregistrons tout de même une croissance de 45% du nombre de brevets entre 2008 et 2009 et surtout de 87% entre 2005 et 2009, deux années équivalentes par rapport à PBP. A cette même époque, je prédisais que nous homologuerions en dehors de la France autant de brevets en 2009 qu’en 2003, une année PBP… et bien nous avons largement dépassé ce chiffre puisque nous arrivons à 23803 homologations en 2009 alors que nous n’avions « que » 18718 brevets homologués en 2003 en dehors de la France.
Les USA confirment une fois de plus leur suprématie. Avec une croissance de 35% par rapport à 2008, ils conservent leur première place devant le Japon qui continue sa forte progression avec 80% entre 2008 et 2009. Les japonais ont ainsi réalisé en 2009 plus de kilomètres que les américains en 2008. Cela nous promet de beaux duels pour les années à venir…
En France, 2009 est une année record avec 883 000 km homologués. Hors année de Paris-Brest-Paris, la précédente année record est de 805 900 km en 1990. Cela permet à la France de revenir à la troisième place. Avec le résultat de 2008, elle aurait été septième au classement mondial ! Cela met en évidence la forte croissance des pays suivants. L’Italie, l’Australie, le Brésil et l’Allemagne confortent leurs positions en tête du classement mondial des pays organisateurs de BRM et progressent ensemble de 36%. L’Italie n’organisait aucun brevet de 1200km en 2009 mais la participation aux brevets est restée forte. Mieux, nous avons vu des randonneurs italiens dans la plupart des 1200km organisés en Europe, ce qui montre une forte implantation de l’esprit randonneur dans ce pays. Le Brésil et l’Allemagne, avec respectivement 70% et 65% de croissance, sont des pays en forte croissance. Il en est de même en Espagne où l’organisation du Madrid-Gijon-Madrid a certainement aidé à atteindre ce niveau de participation.

PositionPAYS 2003004006001000 Total POINTS
1USA 1806109372656290 4277 14067
2Japon 1631885603423113 3655 11997
3France 24725268126937 3385 8830
4Italie 17882081387871 2283 5930
5Australie 1851198876112 2209 5130
6Brésil 1519314684917 1967 4716
7Allemagne 43838228818441 1333 4688
8Espagne CA 65831219715620 1343 4176
9Canada 55324215710327 1082 3348
10Russie 809204108638 1192 3120
11Taiwan 56914239   750 1720
12UK 4501136032  655 1671
13Suède 25311776606 512 1581
14Danemark 20386734917 428 1420
15Grèce 42536    461 958
16Belgique 259612221  363 915
17Pays-Bas 83722530  210 662
18Autriche 6637191815 155 577
19Espagne VA 702081210 120 404
20Slovénie 1302217   169 394
21Bulgarie 107261162 152 392
22Singapour 46271710  100 301
23Finlande 201715161 69 257
24Irlande 582572  92 231
25Afrique du Sud 884    92 188
26Norvège 2914106  59 176
27Suisse  9 15  24 117
28Croatie 21     21 42
29Ukraine 354   12 37
30Israël 433   10 29
31Luxembourg 222   6 18
32Chine 2     2 4
            
 TOTAL 16413520228612225487 27188  
            
 POINTS 328261560611444133504870   78096

Les quatre pays suivants (Canada, Russie, Taiwan et Suède) font également des années remarquables avec une croissance moyenne de 70% entre 2008 et 2009 en nombre de brevets homologués. Nous avons ensuite quelques pays en stagnation ou en recul mais ils sont peu nombreux. On peut noter également la belle progression de la Finlande, de Singapour et de l’Irlande qui effectuent leur plus importante saison de brevets en 2009.

TOTAL en KM (x 100)

PAYS200420052006200720082009
France4239395350295497045038830
USA81361028012216224901044914067
Japon1475303747595988667811997
Italie181413652701911956935930
Australie244832783329645737505130
UK3348230525911307011511671
Allemagne161420752517829328364688
Espagne52730871750538730454580
Canada305333683140442926613348
Brésil990 468252727614716
Russie46211461988225017783120
Danemark5558271064394110121420
Suède48958567622908991581
Belgique207828108291956585915
Grèce536627718964807958
Pays-Bas2873315391795352662
Taiwan   1029321720
PAYS200420052006200720082009
Afrique du Sud13289210201001105188
Autriche6128124765312577
Bulgarie310296441594267392
Suisse1177511177612117
Norvège236185213467147176
Slovénie   92318394
Irlande268026230208231
Finlande53454223097257
Singapour   5191301
Ukraine874530361237
Israël  34148 29
New-Zealand   190  
Croatie     42
Luxembourg    1918
Chine   1644
Hongrie   23  
       

Avec une croissance aussi forte, nous ne pouvons qu’attendre une participation massive pour le Paris-Brest-Paris 2011. Du fait des nouvelles règles de pré inscription, l’année 2010 nous permettra de mesurer l’intérêt des différents pays pour le PBP 2011. Nous allons donc certainement vivre une année très chargée. Plus que jamais, l’Audax Club Parisien remercie chaleureusement l’ensemble de ces représentants à travers le monde pour le travail accompli année après année.

Sommaire
Éditorial par Jean-Gualbert FABUREL page 4
Souvenir par Marcelle et Daniel KONCEWIEZ page 5
Paris-Marseille par Thierry MORLET page 7
Pâques en Provence (suite)
Traces Vélocio par Claudy GAUTHIER page 18
Ma première diagonale par Yvan LUCHINI page 28
Hortillonages d’Amiens par Yvette PENDU page 33
Randonner aux Etats-Unis par Sophie MATTER page 37

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La SRHP è  un brevetto permanente, cosa da noi in Italia pressochè sconosciuta, il percorso è ben dettagliato dal road-book e i controlli sono autogestiti con foto. Non resta che decidere data e ora della partenza secondo le proprie esigenze, avvisare l’organizzatore e mettersi in viaggio. Se percorsa da soli e in completa autonomia è un’avventura molto appagante per chi ama i percorsi mai banali e non troppo piatti. Il solo giro del canyon del Verdon, con partenza e arrivo da Carces, basterebbe per una randonnee di soddisfazione. Sophie ci ha fatto invece un grande regalo dandoci la possibilità in poco più di 600 km di attraversare tutta una serie di cime, colli e colletti che difficilmente qualcuno di noi si sognerebbe di mettere insieme in una escursione personale. Si passa attraverso strade per lo più secondarie e quasi in assenza di traffico (mese di ottobre), i paesaggi sono molto vari e, visti con i colori autunnali, sprigionano un fascino intensissimo e questo fa passare in secondo piano l’aspetto sportivo della prova. Causa altri impegni ciclistici e non, ho personalmente programmato questo giro per il mese di ottobre e ora che la prova è alle spalle sono felice di aver scelto un periodo non troppo caldo. Non ho avuto inconvenienti di alcun tipo lungo il tracciato  avendo avuto prima della partenza anche alcuni preziosi consigli dall’organizzatrice Sophie di cui ho potuto apprezzare anche la straordinaria ospitalità. Meteo perfetta e partenza alle 5 del mattino in maniche corte, gambe scoperte e portando con me solo l’essenziale, con preferenza più per il cibo che per l’abbigliamento (no antivento, no copriscarpe). Piccole soste per le foto dei controlli approfittandone sempre per mettere anche qualcosa sotto i denti, una sosta di 1 ora per dormire seguita da un’altra di 2 ore in piena notte (unico momento in cui ho infilato i gambali), cena a Sisteron, colazione a Malucene e merenda a Sault. Come segnalato nel titolo, che ho voluto per questo breve racconto, il solo peccato è stato di non potere godere dello spettacolo offerto dalla natura dalle sette di sera alle sette del mattino anche se di notte, nei boschi delle montagne, le emozioni non sono mancate. Auguro a tutti quelli che si cimenteranno su questo percorso di avere la stessa fortuna che ho avuto io e di poterne conservare un ricordo indelebile per il futuro, per quello che mi riguarda sono certo che sarà così. Ancora un grande GRAZIE a Sophie, vera amante della bicicletta e cacciatrice di sfide straordinarie. Un sentito ringraziamento anche all’amico Fulvio che ha aperto la strada con Barbara.

Aldo Mangione