Super Randonnée “Garbure et Piperade”

Opération Garbure et Piperade.

Lieu : Béarn / Pays Basque.

Instigatrice : Sophie – Pierre Gadiou.

Agents terrains : Diago41 / Pat@Roazon

Date / Lieu de rendez-vous début de l’opération : 30 Juin 2014 – 8h GMT – coordonnées GPS 47.185023, -1.520918.

Date / lieu début d’opération : 2 Juillet 2014 – 3h GMT – coordonnées GPS 43.188840, -0.610378.

Cible : parcourir 600 km en 57h et effectuer une razzia de cols du Béarn / Pays Basque


30 Juin 2014 – 10h local time : je retrouve Alain au point de rendez-vous à Nantes. Je charge ses affaires dans la voiture, et son vélo avec le mien sur le porte vélo. La météo est annoncée relativement correcte par les différents sites de météo, nettement mieux que la semaine précédente – date initiale prévue pour l’opération -, et nous filons plein sud direction Oloron Sainte Marie.

Le trajet nous laisse le temps de discuter des derniers points de détails de l’organisation de la rando, et le moral est au beau fixe.

Nous arrivons au camping Oloron sous un franc soleil vers 18h. Le temps de s’installer puis de partir à la recherche d’un point de restauration pour gloutons, nous savourons l’instant présent. Le temps s’annonce magnifique, et les habitants s’empressent de nous annoncer qu’il va faire beau les prochains jours, peut-être avec de petits orages en fin de journée, mais tendance beau !

1er Juillet 2014 : Nous profitons de la journée pour aller à Arrette, payer la chambre que nous avons réservée à l’Hotel de l’Ours. Puis faisons de même à l’Hotel des sources de la Nive vers Esterencubby. Aux 2 hotels nous faisons part de notre projet de randonnée, ce qui a pour effet de laisser quelque peu dubitatif!

Le planning est le suivant :

  • 2 juillet : départ à 5h d’Oloron, pour faire 300km et 6200m de D+, et atteindre l’hôtel de L’Ours à Arette (vers minuit?).
  • 3 juillet : départ à 6h d’Arette, pour faire 200km et 4750m de D+, et joindre l’hôtel des sources de la Nive (du côté de Saint Jean Pied de Port).
  • 4 juillet : départ 5h, de l’hôtel, pour faire 100km et 2650m de D+, et boucler à Oloron avant 14h (fastoche!).

Dis comme cela, les hôteliers sont très sceptiques sur notre capacité à tenir ce programme, surtout à l’annonce des cols par lesquels nous devons passer. Les chambres sont payés, mais ils doutent très fortement de nous voir!

Aux sources de la Nive, nous montons en voiture vers le col d’Orgambidé pour admirer le paysage, et improviser un pique-nique dans un cadre idyllique.

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Le pays basque et ses vertes collines abruptes

Le pique-nique sera vite écourté, le temps tournant rapidement à l’orage. Première impression, le pays a du caractère!

Sur le chemin de retour de Saint Jean Pied de Port vers Oloron, les nuages sombres se sont accumulés, et laissent exploser leur colère dans un déluge de grêle. Certains champs de maïs sont littéralement broyés sous le déluge. Et dans la banlieue d’Oloron, par endroit, toits et routes sont blanches comme en hiver. Nous arrivons au camping moyennement rassurés… la tente a résisté mais il pleut toujours assez fort. Nous mettons les vélos sous une bâche pour les protéger.

Nous préparons nos affaires, pour essayer de rester concentré sur la rando, mais la pluie se joue de nous. Nous prenons notre repas du soir sous un barnum… bienvenu car il ne serait pas possible de faire cuire nos pattes sous une telle douche. Il nous est difficile d’être optimiste pour le lendemain matin, non seulement le temps parait complètement bouché, en plus il ne fait pas bien chaud.

A 21 h, tout est rangés, prêts à partir. Nous sommes couchés sous la tente, et il est très difficile de faire abstraction de l’humidité ambiante.

Les heures passent sans vraiment dormir, tellement le roulement de la pluie sur la tente est intense. Je guette chaque baisse d’intensité, ou espère que cela tombe plus fort pour vider plus vite les nuages. Vers 2h du matin, la pluie s’arrête tout de même, et je m’endors enfin.

2 Juillet 2014 4h : Le téléphone sonne, et franchement le lever est très incertain. L’humidité s’est infiltrée partout, et ce n’est vraiment pas engageant. Alain lève mes doutes d’un coup : « maintenant qu’on est là, y’a rien d’autre à faire que d’y aller ». Ok, on ne va pas se dégonfler, on casse une croute, s’habille et à 4h45 c’est parti pour aller se présenter au premier point de contrôle, au pont sur le Gave d’Aspe. Nous y sommes en même temps que les éboueurs qui font leur travail, ils sont surpris de voir 2 guignols à vélo entrain de faire des photos à 5h du mat (nous rions de la situation, l’heure et le lieu c’est une chose, mais après tant d’heures de pluie, la situation frôle l’absurde).

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Contrôle 1 – km 0

5h du mat, la photo est dans la boite, c’est parti pour 57h – enfin on l’espère, si le ciel ne nous tombe pas sur la tête. Les 5 premiers kilomètres dans la nuit sont très paisibles, mais la petite route des crêtes nous ramène rapidement à la réalité d’une super rando, on est là pour grimper, et le préliminaires sont très courts !

Oui, ça monte et ça descend, c’est très sinueux, et non seulement c’est humide, mais il y a des gravillons et des branches partout. On se demande même parfois, si une équipe de bucherons n’a pas tout laissé en vrac à la fin de la journée précédente. Mais après ce que l’on a pris ces dernières heures, cela n’a rien étonnant. En rattrapant la D918, les choses s’arrangent, la chaussée est meilleur et le jour qui se lève nous offre plus de lumière pour éviter les ravages des intempéries. Nous rejoignons la vallée d’Ossau, finalement assez content de ne pas avoir eu de pluie, et le jour se levant nous rend plus optimistes.

Plus optimistes et plus concentrés sur la rando, d’ailleurs le col de Marie Blanque démarre d’amblée à droite, une centaine de mètres, et tout de suite il faut descendre les braquets, nous attaquons le premier col. L’attaque est assez franche, pas le temps de somnoler, les premiers lacets sont raides pour atteindre le plateau de Benou, mais cela se calme sur ce plateau. Le paysage y est très apaisant, chevaux, vaches et brebis savourent comme nous le lever du jour ; ce coup-là nous sommes bien rentrés dans la randonnée, cela aurait été bête de ne pas se lancer.

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Petit matin sur le plateau de Benou

Le Marie Banque se finit facilement, et à 7h23, le 2eme contrôle – km 40, est validé. En attendant Alain, j’en profite pour m’habiller complètement pour la descente. A peine habillé, le voilà, nous nous suivons de près. La descente du Marie Blanque est très rapide du fait de la forte pente, et la pluie a ramené pas mal de gravillons. Il faut être très vigilant.

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Contrôle 2 – km 40

En retrouvant la vallée d’Aspe, 5 kilomètres tranquille permettent de retrouver la petite montée vers le col d’Ichère. J’attends un peu Alain, nous ferons le début de la montée ensemble. Sur le papier, ce petit col semble vraiment facile, sur le terrain, je dois avouer être un peu surpris, beaucoup plus en prise que ce que j’avais imaginé. Le col est tout de même vite atteint et fait l’objet du 3ème contrôle (8h29).

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Contrôle 3 – km 59.5

La descente vers Lourdios-Ichère est négociée, elle aussi prudemment, et nous prenons la petite route dans la forêt d’Issaux. Le sentiment rencontré dans Ichère se confirme… nettement plus dure en vrai que sur le papier. Changements de pente assez secs, revêtement très rugueux, nous n’avançons pas bien vite, je pars en éclaireur, j’attendrais Alain à la prochaine fontaine. Le paysage est fort plaisant, gorge très encaissée, forêt très humides, nous avons l’impression d’être coupé du monde. Un petit répit, et après le Pont du Gouat, on retrouve des lacets et une pente réellement soutenue. A la séparation col de Labays / Osse, on retrouve un peu d’air, et rejoint le 4ème contrôle facilement (9h52).

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Contrôle 4 – km 76

La descente vers Osse-en-Aspe est technique, passages vertigineux, gravillons, il faut être vigilant, mais pas de problème, le pli est pris. Il ne faudra pas compter se reposer beaucoup dans les descentes sur cette rando.

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Descente vertigineuse sur Osse en Aspe

Je fais le plein d’eau à Osse, et continue seul, tranquillement dans la vallée d’Aspe tout en cherchant de quoi me ravitailler.

Face au fort du Pourtalet, j’envoie un SMS à Alain. Je ne vais pas trop vite, et je pensais qu’il allait me rattraper facilement… A Urdos, je trouve une supérette pour me faire deux sandwichs ! Le premier est dévoré sur place, le second sera pour la suite des évènements. Pendant ce temps, Alain arrive, refait le plein des bidons, et continue sans demander son reste.

Je termine le casse dalle, et le rejoins. Nous démarrons le Somport ensemble. Après les surprises de la matinée, le Somport est nettement plus simple à gérer, la pente est très stable, et le revêtement excellent. En plus, le tunnel du Somport est fermé pour cause de travaux, et nous avons la chance de ne pas avoir de poids lourds. Les nuages se déchirent et le soleil fait monter la température, nous arrivons en Espagne et espérons un peu plus de chaleur.IMG_0226.JPG

Le soleil tente une percée sur le Somport

Au col du Somport, contrôle 5  – 12h49, j’en profite pour prendre un coca a l’Albergue Aysa – passer en langue Espagnol, et attaquer le deuxième sandwich. Pas le temps de finir, Alain est déjà là. Nous nous habillons le plus chaudement possible, il ne fait pas bien chaud et nous ne sommes qu’à 1640m.

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Contrôle 5 – km 114

La descente du Somport côté Espagnol est un billard, nous en profitons pour faire un bel excès de vitesse – 72km/h au lieu des 60. Il faut tout de même être vigilant, la route est encore longue. Nous rejoignons Jaca sous le soleil espagnol, c’est un peu couvert, mais nettement plus chaud.

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Fin de descente, il est temps d’enlever quelques couches

A Jaca nous faisons une pause dans un bar, pas un chat c’est l’heurde la siesta, voilà 144 km de couverts et 5 contrôles de fait.

Nous repartons sans trop trainer vers le prochain contrôle, et entamons la petite montée au pied de la montagne de Jaca (Peña Oroel). Par rapport à la matinée dans la vallée d’Aspe, le changement est étonnant, nous sommes passés des très vertes montagnes de la vallée d’Aspe, à un paysage méditerranéen en quelques coups de pédales. Heureusement pour nous, il fait un peu chaud, et c’est facilement gérable. Quelques nuages d’orage commencent à se former sur la Peña Oroel, rien de sérieux pour l’instant. Les routes sont totalement désertes, et on ne retrouve que quelques véhicules au niveau du monastère alto de San Juan de la Peña.

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Contraste fort avec la matinée en valée d’Aspe

Descente assez sèche contrastant avec la montée accomplie, et on atteint le site stupéfiant du monastère de San Juan de la Peña, faisant l’objet du contrôle 6 – il est 16h10. Monastère moyenâgeux enchâssé dans la roche, la boucle vaut vraiment le détour.

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Monastère San Juan de la Peña – Contrôle 6 – km 172.5

Alors que les petits nuages d’orage commencent à se faire un peu entendre, nous décidons de descendre dans la vallée sans trop nous attarder. Une petite pluie d’orage nous ralenti dans la descente, mais rien de bien sérieux. Dans la vallée du Rio Aragon, le vent nous souffle dans le dos, et après une petite partie de manivelles, nous arrivons rapidement au «Puente de la Reina de Jaca », on nous faisons un arrêt hydratation. Il est temps maintenant de faire notre retour sur la France, et je pressens que les vallées seront bien longues à remonter.

Nous filons encore bon train vers Hecho, beaucoup plus vite que ce que j’escomptais, mais c’est plutôt sous la menaces d’orage que grace à un vent favorable. Dans la vallée d’Hecho tout va bien, mais dans la vallée de droite, cela devient très menaçant et dans celle de gauche cela tonne bien fort. A Hecho, il nous faudra via le Collada de Terit, passer dans la vallée de gauche… cela n’augure rien de bon.

Nous arrivons à Hecho – Contrôle 7, km 215.5 – à 18:10, c’est tellement couvert que l’on dirait que la nuit tombe. Nous n’attendons pas 5 minutes que le déluge tombe. Nous nous réfugions à la petite épicerie du camping…

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Contrôle 7 – km 215.5

La situation est critique, il nous reste 60 km pour rejoindre le col de la Pierre Saint Martin, 86 pour l’Hôtel à Arette. Et ça tombe très fort, il y a des éclairs dans tous les sens. Je me demande comment nous allons passer les prochains cols, et surtout combien de temps il va falloir attendre pour pouvoir repartir. Nous attendons une demi-heure, la foudre s’arrête, mais la pluie est toujours aussi forte. Il faut nous résoudre à y aller. Dans le Collada de Terit, nous sommes très rapidement complètement trempés. La descente est un boulevard, mais la forte pluie nous empêche d’aller vite.

La montée de la vallée d’Anso se fait toujours sous la pluie, mais la menace des éclairs s’est éloignée. Au refugio de Zuriza, l’ambiance est toujours très humide, il ne pleut quasiment plus, mais entre le froid, la longue montée en faux plat sous la pluie, nous commençons à être bien entamés. Le gentil petit collado de Arguibiela passé, nous descendons dans la vallée qui nous mènera au col de la Pierre Saint Martin.

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Ambiance très humide au collado de Arguibiela

La pluie s’est arrêtée, et le ciel se déchire!! … enfin les dieux nous accordent un répit, nous pourrons passer le col de la Pierre Saint Martin sous un ciel dégagé. Nous arrivons en fond de vallée au pied du col à la fin du jour, le très imposant Refuge General Garrido est au-dessus de nous, les lacets pour l’atteindre sont très impressionnants vue d’en bas. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour monter ce col. Chacun monte à son rythme, nous nous retrouverons à l’Hôtel de l’Ours à Arette. Ce coup-là, le moral est remonté d’un cran.

J’atteins le col à 10:53 pour le contrôle 8. Bien content et très rassuré, il ne reste plus que 26 km de descente pour rejoindre l’hôtel. C’est gagné pour aujourd’hui, après tous ces moments de doute.

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Contrôle 8 – km 275

Le temps de m’habiller, j’entame la descente sans attendre Alain – comme convenu. Au bout de 500m, surprise… j’entre dans un mur de brouillard. Et quand je dis un mur… Je ne vois pas la route, difficilement le sol !! Je mets pied à terre, quelle purée… je roule au pas en essayant de suivre le bord de la route, mais je suis obligé de m’arrêter tous les 10 m pour vérifier que je suis toujours sur la route. Angoisse totale, moi qui pensait il y a quelques instants à une douche chaude et à un lit douillet, me voilà à avancer à tâtons pour trouver ma route… C’est la totale !!

Eh bien non, Ce n’est pas encore la totale, … à ce moment un chien se met à aboyer à mort, et à courir vers moi. Enfin quand je dis « courir vers moi », je n’y vois rien !! Il hurle et court vers l’assaillant – qui n’est autre que moi. Sur ce, panique totale de ma part, je hurle tout ce que je peux, et heureusement, le molosse que je n’ai même pas vu, s’arrète et prend la fuite.

J’ai les jambes qui tremblent comme une feuille, et arrive à peine à remonter sur ma selle pour reprendre mes titubations. J’essaye de mettre ma frontale à fond, ou ma lampe à fond,… c’est pire. Je cherche désespérément les bâtons réfléchissants sur le bord de la route. Dès que j’en trouve un je fais un saut de puce vers lui, m’arrête et cherche le suivant. Suis-je toujours sur la bonne route? Il me semble qu’il n’y a pas trop d’erreur possible, mais j’aurais dû trouver depuis longtemps l’embranchement Arette / Station La Pierre Saint Martin. Cela me semble très long. Trop long ?

Ouf, je trouve l’embranchement en question, et prend direction Arette. Oui je ne suis pas perdu. Je continue ma navigation de bâton en bâton. Cela devient plus facile, le brouillard est moins épais. Je trouve l’embranchement vers Issarbe, je continue bien vers Arette… une centaine de mètres, et plus rien ! Je sors du brouillard, retrouve une route que l’on voit bien, et me laisse glisser vers Arette. Bon glisser, il faut faire attention, la chaussée est bonne, mais détrempée, et ça descend sec (panneau à 15%).

Dans la descente, en levant la tête vers le haut, je remarque une lumière caractéristique… c’est Alain, il est juste derrière, et j’espère qu’il a pu éviter lui aussi le chien des Baskerville ! Nous nous retrouvons devant le panneau Arette à 00h07 – contrôle 9, km 301, bien content d’avoir réussi à boucler cette première partie malgré toutes les galères, et savourons la petite nuit de repos que nous allons prendre.

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Contrôle 9 – km 301

A l’hôtel de l’ours, nous retrouvons le patron, qui est quelque peu surpris de nous voir… en fait, il pensait ne pas nous voir !! hi hi, mais on est pas des rigolos mon bon monsieur !

Douche, casse-croute, on fait sécher les fringues comme peu, presque tout est mouillé. Ca ne va pas être agréable demain matin, qu’importe, on dort au chaud et la moitié est faite! On s’accorde une grasse matinée, demain, il n’y a que 200km au programme,… réveil à 4h45 !

3 Juillet 2014 4:45 : Le réveil sonne, pas de problème, petit dej, on range tout. On met les fringues mouillées – beurk – mais on est bien motivé, la moitié est faite!

Sophie nous avait dit « les difficultés commencent après Arette »… oui oui, on en a bien conscience, Issarbe, Port de Larrau (oulala) et refuge d’Orisson en final – 200 km seulement, mais avec des montées bien corsées, il faudra en garder sous la pédale pour passer tout cela.

Nous attaquons à 5h45, et il ne pleut pas… tout va bien ! Juste le temps de se chauffer un peu vers Lanne en Barétous, et nous prenons la petite route de la station d’Issarbe avec les premières lueurs du jour. La route s’enfonce dans la vallée, et on se doute bien que cela ne va pas durer longtemps comme cela. On passe le pont de Blancou, et là gros changement de pente, la route suit un torrent, et la pente est très soutenue. Il faut attendre les premiers lacets pour retrouver un peu d’air, mais la première partie le long du torrent nous a casser les jambes.

On s’élève assez vite au-dessus des nuages, et la vue est vraiment superbe. Les premiers rayons du soleil font un bien fou. Grand ciel bleu.

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En montant Issarbe

La seconde partie est plus facile à gérer, mais il faut pas mal s’arracher pour atteindre la station. Ce qui est fait à 7h51 – contrôle 10, km 324.

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Contrôle 10 – km 324

Alain est en contre bas, je continue jusqu’au Col de Lataillade, ou on trouve un point de vue superbe sur la Pierre Saint Martin et le Pic d’Anie – complètement dégagé ce matin.

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Vue sur la Pierre Saint Martin et le Pic d’Anie – sans brouillard cette fois

Alain me rejoint rapidement, le temps de faire une photo de s’habiller, nous voilà repartis plein pot dans la descente… le petit dej est prévu à Logibar !

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Il y a une sacré pente dans la descente vers Sainte-Engrâce, et la route est mouillée. Une fois de plus il faut être vigilant. Nous retrouvons le gave de Larrau et entamons la légère montée vers l’auberge de Logibar. Ça sera un Perrier, un café et sandwich pour ce petit dej. Le patron nous annonce l’enfer pour atteindre le port Larrau. Bon, on ne va pas se démonter, on sait bien ce qui nous attends !

Le sandwich est plus que consistant, et j’ai eu les yeux plus gros que le ventre, j’en mange un tiers, je mangerai la suite là-haut.

La montée vers Larrau est bien costaud, dès l’auberge de Logibar c’est la fête, et en plus le soleil s’invite. Au bout de 2.5 km j’arrive à Larrau dégoulinant de sueur. J’ai bien fait de ne pas manger tout le sandwich !

Dans Larrau, petit replat, on reprend un peu d’air, et ça repart de plus belle, 7,5km pour le Col d’Erroymendi. C’est dur, mais la pente est constante, on finit par trouver le rythme… et il faut en garder sous la pédale.

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Un peu de répit dans Larrau, et ça repart de plus belle

Un petit replat, puis dernier ressaut pour le port de Larrau. Ce dernier ressaut est impressionnant vue d’Erroymendi, au final, quand on est dedans ça passe bien.

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Dernier ressaut en vue..

J’arrive au port de Larrau à 11h54 – contrôle 11, km 368.5.

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Contrôle 11 – km 368.5

Je vois Alain en contre bas. Il y a un gros soleil, j’en profite pour faire le lézard, et terminer le casse-croute. Côté espagnol, c’est grand bleu… je me plais à penser que nous allons passer un superbe après-midi côté espagnol avant de rejoindre les sources de la Nive.

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Alain : “fastoche le port de Larrau! On se retrouve en bas !

La descente du port de Larrau est des plus agréables côté espagnol. Route large, revêtement neuf… nous sommes très vite rendu à Ochagavia. Où nous faisons une pause pour nous réhydrater et manger encore un peu.

Il nous reste une petite cinquantaine de kilomètre à faire côté espagnol, et sur le papier cela nous semblait assez facile… c’était un peu vite dit quand même, ce n’est pas dur, mais c’est un peu les montagnes russes, et nous n’avançons pas aussi vite que ce que je pensais. Nous nous réservons aussi pour la dernière montée de la journée après Saint-Jean Pied-de-Port, ce qui fait que nous restons un peu en dedans.

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Pas si reposant le côté espagnol, cette 2ème journée !

Bon an, mal an, nous avançons, mais le ciel se couvre, et il fait un peu plus lourd. Heureusement, il ne fait pas trop chaud, ce qui éloigne les risques d’orage. En remontant le petit col qui nous permettra de repasser en France, nous retrouvons une ambiance nuageuse, limite brouillard. Nous arrivons à la frontière franco espagnole à 16h41, au très facile col Aztakarri – contrôle 12, km 437.

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Contrôle 12 – km 437

Autant la montée coté espagnol est douce, autant le côté français est étonnant, la route plonge littéralement dans la vallée des Aldudes, il y a beaucoup de pente et c’est très étroite. Au bout d’un kilomètre de descente, un petit crachin démarre. 5 minutes plus tard le crachin, se transforme en douche. Le tonnerre s’en mêle, ce coup là c’est une grosse pluie d’orage que l’on ramasse.

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Changement de temps sur la vertigineuse descente dans la valée des Aldudes

 A ce niveau, la descente devient dur à gérer. Cette forte pluie va nous accompagner jusqu’à Saint-Etienne de Baïgorry. Ca gronde de partout, il y a de l’eau partout… on se demande alors si nous allons pouvoir monter au refuge d’Orisson dans un tel concert de tonnerre.

Entre Saint-Etienne de Baïgorry et Saint-Jean Pied-de-Port, la pluie s’atténue, mais cela gronde toujours. Nous arrivons à Saint-Jean Pied-de-Port un peu avant 18h30, et passons un coup de fil à l’hôtel des sources de la Nive pour leur dire que l’on arrive d’ici quelques heures, puisque nous passons par le refuge d’Orisson… ils sont moyennement rassurés, et se demande bien pourquoi on passe par là, alors qu’il y a une route plus directe !

Bon, il reste 30km pour l’hôtel, on ne va pas en faire un fromage !!

Dès la sortie de Saint Jean, direction le chemin des pélerins de Saint Jacques de Compostelle, et là un gros taquet nous attend… début du match de boxe. Premier round. Le ton est donné, si on s’arrête là-dedans on ne repart pas ! C’est le moment de voir si le choix des braquets a été judicieux. Je passe tout à gauche, 30×27 ça devrait passer tout en danseuse, je sais que le plus dur n’est pas là, c’est juste l’entrée en matière.

Sur le replat je m’arrête pour voir si cela passe aussi pour Alain, et enlever quelques couches, l’effort a faite monter la température d’un coup. Alain arrive et nous continuons ensemble profitant du répit offert. Au détour d’une ferme, la route se cabre terriblement… j’avais bien repéré l’obstacle, désormais c’est chacun pour soi, on se retrouvera à l’hôtel. 3,5km sont à escalader pour atteindre le refuge d’Orisson. Car à ce point c’est littéralement de l’escalade crampons-piolets, en équilibre sur le fil du rasoir, sur une route étroite qui ne permet même pas de « tirer des bords ». Je tente un arrêt dans le deuxième lacet pour reprendre mon souffle et faire une photo. Je ne sais pas à combien est la pente, mais c’est limite en 30×27. Je commence à craindre pour mes tendons.

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le seul répit dans la montée au refuge d’Orisson

Je reprends l’ascension, et atteins tant bien que mal le refuge d’Orisson – Contrôle13, km 481. La pluie a repris, mais une chance il n’y a plus d’éclair. Je repars assez vite après la classique photo pour le contrôle, bien décidé à rejoindre assez vite l’hôtel – j’ai faim!

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Contrôle 13 – km 481

Je déchante assez vite, car la montée reprend un peu sèchement, alors que la pluie s’intensifie, et que le brouillard fait son apparition. Heureusement rien à voir avec ce que nous avons vécu à la Pierre Saint Martin, je trouve mon chemin sans difficulté.

Je peine pas mal pour atteindre le col d’Arnostéguy, la montée au refuge d’Orisson m’a vidé, et j’ai l’impression de ne pas avancer dans la pluie et le brouillard. En basculant de l’autre côté du col, dans la descente pluie et brouillard se transforme en franche averse, d’une telle intensité qu’on n’y voit pas bien loin, la route est mauvaise, il y a de la boue et des gravillons, mes freins ne répondent plus, même serrés aussi fort que possible. Je fais un arrêt pour nettoyer mes jantes… je gagne un peu de freinage, mais je suis tétanisé de peur dans cette descente.

A 21h j’arrive à l’hôtel des sources de la Nive, sous une pluie battante. Mais qu’importe l’objectif du jour est atteint. Il nous reste la matinée du lendemain pour accomplir les 101.5 restant… de la rigolade.

Je prends une douche – chaude cette fois-ci, et me restaure d’un plateau repas de charcuterie basque, littéralement gargantuesque, et arrivant à point nommé. J’espère qu’Alain n’est pas trop loin derrière… Il arrivera vers le 10h30, mais il a pris une bonne garbure au refuge d’Orisson, et s’est fait une petite crevaison dans la descente, sous le déluge et dans le noir. J’en ris jaune, j’aurais pu crever moi aussi.

Nous terminons le plateau repas… il n’en restera pas une miette. Nous essayons de sécher nos affaires comme nous pouvons, tout est archi trempé. On verra la suite demain, enfin dans quelques heures.

4 Juillet 2014 4:00 : Nous nous levons sans trop de problème, café, pain, le moral est bon – normal nous ne nous sommes pas encore habillés (fringues trempées), et n’avons pas mis le nez dehors.

L’humeur change un peu en nous habillant, argh, que c’est froid… enfin ça va le faire 100km, du gâteau !

Nous mettons le nez dehors à 5h, … ah oui ! La chambre est bien insonorisée, on n’entendait pas qu’il pleuvait si fort. Aussi fort que hier soir en fait. Nous attendons 5 minutes… bon, faut y aller, on n’a pas fait 500 bornes pour bâcher maintenant. Ça va être terrible dans cette montée du col d’Arthé, annoncée comme la plus difficile du parcours.

3 kilomètres de descente sous une bonne pluie, virage à 180° sur la droite… tout à gauche – 30×27, et c’est parti. Nous faisons un premier kilomètre, bon ça passe au final, c’est gérable.

Un premier coup de tonnerre se fait entendre,… il ne manquait plus que ça !

Alain, rassurant : « on n’a pas vu d’éclair, c’est juste un peu de tonnerre dans une autre vallée ».

Nous poursuivons, très concentrés sur la gestion de la pente.

Un petit éclair… ce coup-là on a vu la lumière. Je compte, … 16 secondes entre la lumière et le bruit.

Alain, imperturbable : « bof, c’est loin ». Il pleut un peu plus fort.

Nouvelle éclair, … 10 secondes. Pas de réaction, nous restons concentrés.

Eclairs, tonnerre, re-éclair. C’est un tel bazar que je n’arrive plus à compter quoique ce soit, ce coup-là on est en plein dedans, on y voit comme en plein jour tellement ça claque près.

Alain : « putain fait chier », mais on continue. J’ai le trouillomêtre à zéro, rien pour s’abriter, nous sommes très exposés, comme pris dans la nasse.

Alors que la pluie redouble, les éclairs se calment un peu. Il pleut des hallebardes, à tel point que le fossé coté montagne s’est transformé en torrent. Au dernier virage avant le col d’Arthé nous arrivons sur un torrent de boue et de caillasses que nous sommes obligés de franchir à pied sur une vingtaine de mètres. Nous avons de la boue jusqu’aux chevilles, et c’est vraiment casse gueule. Alors que les premières lueurs du jour apparaissent, nous commençons à apercevoir l’étendue du désastre, on a l’impression que des piscines d’eau se déversent sur les pentes herbeuses.

Un 4×4 monte lui aussi, et arrive à notre hauteur. Il s’arrête pour nous demander ce que nous faisons là. C’est un berger, il est plutôt stupéfait de nous voir ici, à cette heure et dans de telles conditions, et propose de nous emmener un peu plus haut à l’abri dans une grange. Mais non monsieur, c’est bien gentil, mais nous continuons par nos propres moyens, on ne va pas bâcher maintenant si près du but! Il nous regarde partir, un peu pantois, ne sachant quoi penser de ces deux illuminés.

Nous continuons comme nous pouvons pour nous hisser au col d’Asqueta, bifurquons sur une minuscule route sur la droite pour encore nous élever un peu. La pluie s’est enfin calmée, mais tout n’est que torrents autour de nous. On la curieuse impression que des piscines on été déversées par des géants sur les pentes herbeuses des montagnes.

En haut, il ne nous reste plus qu’à nous laisser glisser vers le col d’Errozaté et le Contrôle 14, soient 6 km de descente. Sur le papier cela semblait très simple, sauf que la descente est extrêmement dangereuse, étroite, très pentue, revêtement dans un état pitoyable, qui plus est avec l’orage, remplie de cailloux plus ou moins gros. Les freins ne répondent pas tellement, les jantes sont sales. Je me surprends à descendre à 7km/h… c’est pire que la montée. Nous arrivons au Contrôle 14 – km 522, complètement frigorifiés. Petite photo pour le contrôle, et une autre du torrent en furie qui est à la limite de nous barrer le passage.

Contrôle 14  - Cayolar Nekez Eguina - km 522
Rincé! dans tous les sens du terme

Contrôle 14 – km 522 – et frigorifiés!

Nous repartons bien vite de cet endroit, en remontant un petit vallon, le long du torrent, et espérant ne pas rencontrer de nouvelles mauvaises surprises. Une fois de plus la montée de ce petit vallon semblait vraiment facile sur le papier, mais nous n’avançons pas, et il nous faut beaucoup de temps pour retrouver la D301 qui présente un revêtement nettement plus agréable après ce que nous avons subi. Cependant, la pluie remet le couvert et le modeste Col de Sourzay nous parait bien usant. Heureusement nous retrouvons une descente pour atteindre une zone dégagée avec un petit lac, et … un café ouvert, le chalet d’Iraty-Cize.

Oh qu’il est bienvenu ce café! Nous faisons une arrivée remarquée dans ce café, tenu par un jeune couple qui se demande bien comment nous avons fait pour arriver ici à vélo… toutes les routes sont coupées avec de telles intempéries! Les voitures ne montent pas par le col de Burdincurutcheta!

Ah non ! On ne nous la fait pas celle-là. Les voitures ne passent pas mais, nous on va passer !! On vous a bien dit, on ne bache pas!

Les petits jeunes sont très sympathiques, et pour une fois nous ne sommes pas pris pour de furieux barjos. Nous prenons chacun deux chocolats chauds, et cela nous fait un bien fou. Ils nous fournissent aussi un bon paquet de vieux journaux pour nous faire une bonne protection pour la descente du Burdincurutcheta. Nous sommes complètement détrempés, et nous mettons le café dans un état lamentable, quelle honte. Chapeau bas pour l’accueil des petits jeunes du Chalet l’Iraty-Cize !

Nous repartons pour monter le petit bout de Burdincurutcheta. Très cool de ce côté. Bien entendu, il pleut toujours une bonne pluie, et ça va être sport dans la descente. Fort heureusement, le revêtement est excellent, mais ça descend sacrément… cela doit être un sacré morceau à monter ce col depuis Mendive.

Au millieu du Burdincurutcheta, un arbre à littéralement glissé du talus, pour se retrouver au milieu de la route. Il est toujours debout, tenu par les branchages de ses voisins. Pour cette raison les voitures ne passent pas. Mais pour nous, c’est bon, nous avons un petit passage d’un mètre qui nous permet de continuer.

Nous arrivons à Mendive, contrôle 15 – km 547,5 à 9h48. La pluie s’est calmée.

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Contrôle 15 – km 547.5

Aurons-nous un peu de répit pour terminer? Nous ne traînons pas car le Col Inharpu qui se présente devant ne semble pas très simple, et avec les conditions que nous avons eues jusqu’alors, nous sommes bien entamés, il ne faut pas trainer.

Cela part très fort ce col, très irrégulier, avec des passages raides dès le début, qui nous font prendre conscience rapidement que nous allons courir après le délai de 57h. Fort heureusement, la météo devient plus clémente, la pluie s’est arrêtée, et on peut apprécier le paysage et notamment admirer le Burdincurutcheta que nous venons de descendre, de l’autre côté de la vallée.

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du mieux dans le Col Inharpu!

Il nous faudra beaucoup de détermination pour venir à bout de ce Col Inharpu. Nous nous sommes séparés assez vite, chacun gérant ce col comme il peut. Après un petit bout de descente, j’arrive au Contrôle d’ Ahusquy – n°16, km 560.5.

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Contrôle 16 – km 560.5

Je suis à nouveau frigorifié avec la descente, et j’ai laissé beaucoup d’énergie dans cette dernière montée. Je prends ma photo, et repars sans attendre Alain. Il faut que je descende aussi vite que possible dans la vallée pour retrouver un peu de chaleur.

Descente puis bifurcation à droit pour le très modeste Col de Lecharria, et là dans la monté un tendon du genou droit me lance une pique très aigüe… aie ça se complique… je n’ai quasiment rien bu ce matin, et les tendons le font savoir. Trop tard, la tendinite est là, et plus question d’appuyer sur la pédale droite. Je peux uniquement tirer. Je passe tant bien que mal et retrouve la descente vers Tardets. Pas de trace d’Alain… mais je suis sûr, il n’est pas loin derrière moi.

A Tardets, je fais le plein des bidons, et j’envoie un SMS à Alain… pas de problème, il n’est pas loin. J’attaque la dernière montée à la sortie de Tardets, et là ce n’est vraiment pas simple. Impossible d’appuyer sur la pédale droite, ça monte sec, et je fais la montée uniquement sur la jambe gauche, et tire avec la droite, ce qui donne un mouvement chaotique compliqué à gérer dans la pente. Dans l’affaire Alain revient sur moi assez facilement, je n’avance plus quand la pente s’élève un peu.

Nous arrivons à la Croix d’Aguerret, contrôle 17, km 583.5, à 13h01… Il faut que l’on boucle avant 14h, la pression monte, et ce foutu tendon qui refuse tout maintenant.

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Contrôle 17 – km 583.5

Nous repartons illico, c’est maintenant un peu contre la montre qui s’engage pour joindre Oloron. J’essaye de profiter au maximum des descentes et Alain me fait le train dans les montées et sur le plat. Chaque bout de côte, je perds énormément de vitesse et Alain m’attend. Mais nous nous rattrapons sur le plat. Je suis furieux contre moi de m’être fait avoir de cette manière sur l’hydratation.

Nous arrivons à Auloron Senta-Maria, et sommes pris d’un doute. Oui c’est bien ça, le panneau est  en béarnais! Il est 14h06 et nous voilà au dernier contrôle – km 606, en retard de 6 minutes. Mais la boucle est bouclée !

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Contrôle 18 – km 606 – c’est fait!

En conclusion, ce que l’on peut mettre en avant de notre vécu sur de cette SR, c’est :

· Superbes paysages, bien que l’on n’ait pas tout vu !

· Des cols redoutables, très différent des standards type Tourmalet, ou Galibier. Plus dans le genre coup de poing.

· Certes, nous avons eu des conditions météo très limites, mais faire la montée au refuge d’Orisson sous un bon gros cagnard basque… je pense que c’est encore plus dur à gérer. La météo du pays basque est très changeante, et il faut s’attendre à tout, coup de chaud et bonnes averses. La région est bien verte, et on comprend vite pourquoi.

· Bien choisir les braquets… avec mon 30×27, j’ai été très présomptueux. Un 30×29 ou moins aurait été plus adapté.

· Nous avions cogité dur sur le découpage en trois étapes avec nuit à l’hotel, et nous sommes très contents du résultat. Certes, cela nous a un peu mis la pression pour boucler chaque étape, mais il aurait été impossible d’improviser des nuits à la belle étoile dans de telles conditions météo.

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